Mais les surprises de la toile ? eh bien, cherchant quelques informations sur l’autrice en tapant « Seven for a secret », je suis tombée sur … Enid Blyton, car tel est en anglais le nom de son Clan des sept ! (le titre fait référence à une comptine, que voici :

I saw seven magpies on a tree
One for you and six for me
One for sorrow,
two for joy,
three for a girl,
four for a boy,
five for silver,
six for gold,
seven for a secret
never to be told...

j’ai vu sept pies sur un arbre / une pour vous et six pour moi / une pour la douleur / deux pour la joie / trois pour une fille / quatre pour un garçon / cinq pour de l’argent /six pour de l’or / sept pour un secret / qui n’a jamais été révélé

(ou plutôt qu’on ne doit jamais révéler, je cite la traduction de Maurice Rémon pour mon édition du roman de MW).

La comptine est citée en épigraphe du roman de Mary Webb. Amusante rencontre, qui donne tout à coup plus de profondeur à cette lecture d’enfance - qui d’ailleurs ne fut guère la mienne que par défaut, j’avais commencé direct par les Alice.
J’ai trouvé aussi d’autres romans portant en anglais le même titre (c’est possible, ça ???).
Et enfin, trouvaille non moins précieuse, j’ai appris que Claude Santelli, dont j’adorais les « Ami Maupassant » désormais introuvables, avait donné en 1968 ( !) un Sarn - avec entre autres Raymone (la compagne de Cendrars) - disponible en téléchargement pour 6 euros sur le site de l’INA. Bien d’autres précieux sortilèges donc autour de Mary Webb, dont j’ai trouvé aussi, dans un intéressant article que je ne vous conseille de lire qu’après le roman, l’origine de son titre : C’est dans le Paradise Lost de John Milton (1764) :

Let none admire
That riches grow in hell
That soil may best
Deserve the precious bane. (I, 690, 692)

Ce que traduisent ainsi :
L’abbé Delille :

Qu’on ne s’étonne point que l’enfer cache l’or /À quel sol convient mieux ce funeste trésor.

Et Chateaubriand :

Personne ne doit s'étonner si les richesses croissent dans l'Enfer : ce sol est le plus convenable au précieux poison.

À suivre, il me reste à relire La Renarde, roman cruel dont j’ai gardé un assez vif souvenir.

L’article évoqué est de Virginie Belser : Mary Webb : L’écriture contre la malédiction dans Precious Bane (Sources No 18, printemps 2005)