Pense à demain, c’est presque aussi bien que Splendeurs et Misères des Courtisanes ! Aussi démesuré dans la taille, et dans le projet. 711 pages pour ce dernier volume d’une trilogie qui aurait pu, à la manière de Zola, s’intituler Les Bertin-Galay, du nom de la famille racine en quelque sorte, dont au fil des épisodes grouillent les ramifications. 711 pages grand format, chez Actes Sud, un authentique pavé (LE pavé de l’été, je n’aurai pas le temps d’en lire un autre, tant pis pour Marcel devant qui j’ai renâclé, et qui se prête tellement moins bien à la lecture en train).
L’époque : du jeudi 15 août au 29 novembre 1963, 3 mois et demi. Avec des flashes back qui renvoient jusqu’en 1910, époque des origines de la saga, lorsque est tourné le film Pluie ardente qui a déclenché, quelques milliers de pages plus tôt, le début de la quête de Gabrielle Demachy, héroïne de Dans la main du diable. Et des flashes forward jusqu’en septembre 2010, c’est hardi, c’est après la publication, dans le long épilogue qui enseigne au lecteur le destin ultérieur des personnages, principaux et annexes, et leur descendance.
Les personnages donc : une bonne quarantaine pour ce volume, au moins une petite centaine en tout, dirais-je. Outre la tribu Galay et assimilés, il y a les Armand de la ferme, et, entre autres, des Hongrois, des Allemands, des Anglais – des Irlandais, aussi. Je m’aperçois que je n’ai pas chroniqué ma lecture du tome deux : L’Enfant des ténèbres, pourtant passionnant, dont Camille Galay, la « fille » de Gabrielle et de Pierre, était l’héroïne sur fond de restructuration de l’entreprise et de montée du nazisme.
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