C'est du roman feuilleton pur jus, avec saut à la ligne régulier, péripéties à n'en plus finir, libertins héroïques et vengeances qui se mangent froides. Il y a une belle histoire d'amour (entre le chevalier et une bouquetière au mystérieux passé, Fleur de Mai, - "Eugène Sue nous regarde, je t'aime" - ), un prêtre félon, fétide et lubrique, un médecin à la Dantès, des bravi bons ou méchants... et un anticléricalisme militantissime, si je puis me permettre. Evidemment, l'issue de la toute fin finale est courue d'avance, malheureusement pour le pauvre chevalier, mais on a le temps de vibrer au gré des aventures et mésaventures qui ponctuent sans temps morts - mais avec parfois quelque confusion chronologique - les 520 pages de ce pavé plus idéologique et géographique, en somme, que véritablement historique.
Lecture sans grande conséquence, mais non sans charme, par ce début d'été pluvieux. Je n'avais jamais lu Zévaco, c'était une de mes lacunes. J'y retournerai avec plaisir.