868 pages ! J’ai cru que je n’allais jamais arriver au bout. Et pourtant je lis vite. Mais malgré la traduction très réussie, très littéraire, de Madame Victorine de Chastenay – qui eut une vie passionnante, l’écrivit, discuta littérature avec Bonaparte et faillit épouser le fils du Marquis de Sade !!! – je me suis copieusement ennuyée (au moins dans les 400 premières pages, en attendant que ça démarre, et surtout, que ça se lie).
Je ne dois pas avoir la fibre gothique : ce que j’ai aimé dans ce roman, ce sont les descriptions de paysages (de montagne, escarpés, sauvages, effrayants ; de côtes, mêlant plaines riantes et fertiles, et rochers déchiquetés où se brisent les vagues ; de vallées ombragées arrosées de rivières...) mais alors les châteaux gothiques avec remparts et tour du Nord, souterrains, passages dérobés, et terreur possible – mais souvent de courte durée – à chaque détour de couloir, ou de mur couvert d’un voile noir (et l’on n’aura la solution du mystère que 400 pages plus tard, en se disant que la jeune Émilie de Saint Aubert est bien inconséquente dans ses oublis), les papiers secrets que l’on trouve sous une lame de plancher et que l’on brûle mais en gardant le portrait qui leur était joint, lequel ne ressurgira que dans la quatrième partie, les itinéraires interminables intra et extra muros, et surtout ce mode de narration étrange (sans doute lié au fait qu’il s’agit des débuts d’un genre) qui fait que la solution des mystères apparaît presque toujours, et en particulier à la fin, sous forme d’un résumé rationnel et en quelque sorte plaqué, ou que les méchants sont expédiés sous forme de digression rétrospective, et pas du tout sous nos yeux avec révélations et de la sanglante manière qu’ils eussent méritée... et puis la jeune Émilie si raisonnable... ben j’ai eu du mal à comprendre l’engouement de Balzac, Gautier et consorts.
Je ne dois pas avoir la fibre gothique : ce que j’ai aimé dans ce roman, ce sont les descriptions de paysages (de montagne, escarpés, sauvages, effrayants ; de côtes, mêlant plaines riantes et fertiles, et rochers déchiquetés où se brisent les vagues ; de vallées ombragées arrosées de rivières...) mais alors les châteaux gothiques avec remparts et tour du Nord, souterrains, passages dérobés, et terreur possible – mais souvent de courte durée – à chaque détour de couloir, ou de mur couvert d’un voile noir (et l’on n’aura la solution du mystère que 400 pages plus tard, en se disant que la jeune Émilie de Saint Aubert est bien inconséquente dans ses oublis), les papiers secrets que l’on trouve sous une lame de plancher et que l’on brûle mais en gardant le portrait qui leur était joint, lequel ne ressurgira que dans la quatrième partie, les itinéraires interminables intra et extra muros, et surtout ce mode de narration étrange (sans doute lié au fait qu’il s’agit des débuts d’un genre) qui fait que la solution des mystères apparaît presque toujours, et en particulier à la fin, sous forme d’un résumé rationnel et en quelque sorte plaqué, ou que les méchants sont expédiés sous forme de digression rétrospective, et pas du tout sous nos yeux avec révélations et de la sanglante manière qu’ils eussent méritée... et puis la jeune Émilie si raisonnable... ben j’ai eu du mal à comprendre l’engouement de Balzac, Gautier et consorts.
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